LA NOUVELLE :

La Machine à café

L'auteur : Johann Vigneron
(concourant au Prix Mille Saisons 2018)
dans l'anthologie "Tombé les voiles"

 

Les première lignes :

La Machine à café, une nouvelle de Johann Vigneron.

Les derniers mots prononcés par mon mari furent « Non, mais sérieux, on dirait que tu aimes cette machine plus que moi » et « Je crois vraiment qu’on devrait s’en débarrasser » avant que ladite machine ne lui traverse le crâne, le tuant sur le coup. En détruisant l’appareil par la même occasion. Un beau gâchis.

Et me voilà, assise comme une gamine, par terre dans la cuisine, à ruminer ce qu’il vient de se passer. À essayer de comprendre ce qu’il vient de se passer. Comment en suis-je arrivée à tuer mon mari, aidée par un percolateur ?

Sans doute faut-il reprendre l’histoire au tout début.

Je suis arrivée un beau matin du mois de mai, le vingt-huit pour être précise. Trois kilos tout rond, cinquante-deux centimètres, ma mère était très heureuse et mon père très fier. J’étais leur premier enf... Oups, ça, c’est peut-être remonter un peu trop loin !

Le véritable début de cette histoire, c’est le quatorze février de cette année-ci. Lorsque Gaëtan, mon cher futur cadavre de mari, m’a offert son cadeau pour la Saint-Valentin. Le paquet était volumineux, assez lourd, entouré d’un emballage cadeau ravissant et d’un ruban assorti très mignon. J’ai pris mon temps pour examiner le colis, j’ai délicatement libéré la boîte de sa prison de papier.

[...]

L'auteur :
Johann Vigneron

Interview :

 

Biographie de l'auteur :

Quand tu sais à l’avance qui va mourir dans d’atroces souffrances, quelle maison va exploser, quels couples vont se former, qui se cache derrière l’étrange voisin ou que la mission de routine pue du cul… Quand tu te rends compte que les deux cents dernières pages de ton auteur préféré que tu viens tout juste de lire sont du pur remplissage autour de trois lignes de vraies péripéties… Alors il est peut-être temps pour toi de commencer à écrire tes propres histoires. Voilà ce qu’il s’est passé pour moi. Après une bonne trentaine d’années à survivre sur notre belle planète dans un étrange pays nommé Belgique, dont une grosse vingtaine à dévorer des univers écrits, à observer des réalités filmées et animées ou à parcourir des mondes vidéoludiques, j’ai eu envie d’apporter ma pierre à l’édifice de l’Imaginaire. J’ai commencé par quelques expériences confidentielles sur divers jeux de rôle par navigateur. J’ai eu la chance de participer à l’anthologie précédente dans cette collection, Du plomb à la lumière, et l’aventure s’étant révélée très enrichissante, me voici de retour !

Johann Vigneron

Vos commentaires :

beaucoup d'humour

Ed

Le côté décalé par rapport aux autres nouvelles sélectionnées, et une écriture fluide et humoristique sur un sujet trop peu traité : la vie sexuelle des cafetières.

Ronan

réaliste et sans fioritures inutiles.

Bethou

Drôlissime !

Nekbeth

Je vote pour, parce que c'est juste complètement barré!

Ivrael

BONNE ENIGME POLICIERE

Totoche

partir d un objet commun

Guill50

Belle place à l'humour noir et au tragi-comique du quotidien. Un brin de folie bienvenu

Tomw

Le dernier dialogue est jouissif, à l'image de la nouvelle.

Lemeuble

Nouvelle très drôle et bien écrite.

Mvay47

Agréablement surprise par cette histoire !

Leyka

Une nouvelle maline, très bien maîtrisée. C'est réussi, les punchlines font mouche !

Hadrien

Mon vote ici n'est pas à prendre pour un vote d'approbation, mais uniquement comme un tremplin me permettant de m'exprimer contre ce système misogyne que Mr Vigneron a l'air de soutenir... Il me paraît inadmissible, incohérent et intolérable qu'un texte tel que celui-ci, puisse obtenir autre chose que du dégoût... A l'heure où les femmes se dressent pour leurs droits, Mr Vigneron vient bafouer nos revendications à coup de préjugés machistes et de fantasmes ridicules, donnant à la femme un rôle dévalorisant, celui d'un être désabusé...

Ambre T

Le Dartyporn a de beaux jours devant lui !

Des

Digne des plus grandes histoires érotiques des temps modernes, reprenant avec brio des thèmes actuels tels que la société de consommation et l'émancipation des femmes. Que celui qui n'a pas prit son pied en lisant ce texte lève son sexe ! Michel.

CarlPopa

Un souffle que je ne connaissais pas. Une très belle surprise!

Marcel canetto

J'ai offert un percolateur à ma femme. Depuis, je ressens comme une sourde angoisse. Je sais enfin pourquoi...

Ygonaar

Un texte bourré de second degré qui se lit comme on déguste un croissant avec un bon... euh, une bonne tasse de thé ?

Joe Cornellas

 

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L'illustrateur :
Célia Moutailler

 

Biographie de l'illustrateur :

Je m’appelle Célia, j’ai 21 ans, et je souhaiterais devenir illustratrice jeunesse. J’ai une grande admiration pour le travail de Geneviève Godbout, Rébecca Dautremer et Beatrix Potter. Travailler dans l’univers jeunesse serait pour moi l’idéal, car l’imagination et le besoin de découverte des enfants sont une source d’inspiration inépuisable. J’aime beaucoup travailler avec les techniques traditionnelles telles que le pastel gras, la peinture et les crayons de couleurs.

Célia Moutailler

Vos commentaires :

L'évocation de la nouvelle est à la fois puissante et subtile.

Philippe-Aurele

Je n'aime pas le café mais j'aime cette sensation du café bouillant qui jaillit hors de la tasse

Ed

Le clair-obscur du café sang me plaît.

Ronan

poétique et suggestif.

Bethou

Jolie illustration pleine de poésie.

Cecilia

Très beau résumé, tout en subtilité, de la nouvelle.

Lemeuble

 

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Le compositeur :
Malik Yahi

Composé sur le texte de Johann Vigneron :
La Machine à café

 

Biographie du compositeur :

J’aime la musique pour ce qu’elle est, un art et un média à part entière. Je l’aime aussi pour ce qu’elle dit, ce qu’elle révèle en nous, et des choses qui nous entourent. J’ai toujours été attiré par le concept d’une musique qui se tiendrait – non pas en soutien ou en renfort – mais en complément d’un autre média, d’un autre medium, d’un autre art. Ainsi, la musique peut révéler le sens caché que l’image ne dévoile pas, dans le cadre d’un film par exemple. Je travaille avec beaucoup de compagnies de théâtre et l’un des aspects les plus grisants de la composition, pour ce médium qu’est la langue, est de donner un nouveau sens aux mots, modifier légèrement la perception du langage, de sorte que le sens de la narration s’en trouve incomplet si l’on omet la musique. Jusqu’à présent, je n’avais jamais travaillé sur la composition à partir d’une nouvelle et la perspective de pouvoir insuffler un nouveau sens aux mots afin de créer une œuvre complexe et mixte me plaît beaucoup.

Malik Yahi

Vos commentaires :

Musique énigmatique

Ed

 

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Tombé les voiles le livre

 

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