Ivre de Livres, Cent fois sur ton métier tu remettras ton ouvrage…

Le Monde de Gurnt

Statut du projet

Ecrire le premier jet : check !
Intégrer les remarques des bêta-lecteurs et de l’éditeur : check ! Plus de détails ci-dessous.

 Cent fois sur ton métier tu remettras ton ouvrage…

Je vous en avais parlé  le 12 juillet dernier, je suis venu à bout de mon premier jet. Seulement voilà, la gestation d’un roman ne se limite pas à cette impulsion primordiale, elle exige encore pas mal d’efforts…

La première étape consiste à laisser reposer la pâte, histoire que l’auteur prenne un bol d’air, et que les bêta-lecteurs travaillent à leur tour (cf. mon article du 12/07/2016 à ce sujet). Au fur et à mesure ces derniers me font part de mes lacunes en conjugaison, syntaxe et orthographe, même si là n’est pas forcément leur propos… Ils me font surtout part de leur ressenti par rapport à l’histoire, sa cohérence et son intérêt, et aux personnages (idem, cohérence et intérêt).

Bien entendu personne n’est d’accord dans le détail sur ces sujets et le nouveau travail de l’auteur consiste à déterminer ce qu’il faut retenir et ce qu’il faut laisser de côté ; choix éminemment subjectif, mais bon : c’est QUI le PATRON ??? Pour ma part j’ai décidé de bien lire les retours de mes bêta-lecteurs (quel intérêt sinon), puis de leur faire part de mon opinion sur le sujet. Outre que c’est (je l’espère) plus gratifiant pour eux, cela m’a permis de faire le point sur les remarques soulevées. Je n’ai ensuite pris aucune note, mais j’ai ensuite intégré dans mon roman ce dont je me souvenais uniquement ; l’idée étant d’aller à l’essentiel et de ne pas trop perdre ma vision de base.

J’en profite pour remercier chaleureusement mes bêta-lecteurs qui m’ont été d’un grand secours :

  • Mon formidable cousin Florent ;
  • La blogueuse littéraire Madame_Love (unlivrepeutencacherunautre.com) ;
  • Mes compagnons de plume :
    • Sébastien Louis ;
    • Brice Milan (à découvrir sur wattpad) ;
  • Ma vitamine : Mathilde Piraux.

Par contre il m’a bien fallu tenir compte des recommandations de mon éditeur, qui, dans mon cas, m’a demandé d’ajouter plus de descriptions, de repères temporels et de retravailler ma fin, un peu abrupte à son goût ; remarques toutes justifiées selon moi.

La réécriture

C’est un exercice qui n’est pas évident, parce qu’il est beaucoup plus technique que l’écriture elle-même : on n’invente presque plus rien, on intègre ou on modifie des éléments qui doivent rester en cohérence avec ce qui est écrit dans les chapitres précédents et les chapitres suivants.

Pour ma part la partie la plus difficile a consisté à modifier ma frise chronologique, parce que j’ai modifié la saison durant laquelle se déroule mon roman en cours d’écriture (j’avais commencé par me baser sur Hiver/Printemps avant de me rappeler qu’il me fallait terminer en hiver à cause d’un élément historique incontournable ; j’ai donc dû tout revoir en collection Automne/Hiver). Je suis allé à la chasse aux marqueurs temporels (heureusement assez peu nombreux comme me l’avait indiqué mon éditeur) directs (dates) et indirects (indications sur le climat  notamment).

Parmi les remarques qui m’avaient été faites, on m’avait signalé des réactions ou des motivations peu naturelles de mes protagonistes, qu’il a donc fallu réviser tout au long du roman ; ce n’est pas ce que j’ai trouvé de plus difficile à réécrire, car il s’agissait plus d’ajustements que de changements du tout au tout. D’autres remarques touchaient à la mécanique des combats et à leur description que j’ai essayé de rendre plus clairs et plus fluides.

Enfin, et ça n’a pas été la chose la plus facile, s’agissant d’un roman qui prend sa source dans l’histoire, j’ai dû gérer le vocabulaire latin et les références historiques : j’ai commencé par gérer tout cela via des notes de bas de page – selon un principe qui m’a été reproché dans ma nouvelle « Atrium Miraculorum », puis de fin d’ouvrage, pour finir par créer un simple lexique auquel le lecteur peut se référer si un terme lui parait trop technique ou si un élément historique mérite approfondissement. Il n’existe aucun signalement dans mon livre des éléments que l’on trouve dans le lexique, avec dans l’idée que rien ne doit perturber la lecture si la nécessité ne s’en fait pas sentir. J’espère que cela conviendra au plus grand nombre..

J’ai fini cette phase de réécriture par une relecture complète de mon ouvrage, pour m’assurer de la cohérence de l’ensemble, autant que faire ce peut. J’ai également travaillé sur une carte géographique et il me reste à soumettre tout mon latin de cuisine à une latiniste chevronnée, Brigitte.

Et maintenant ?

Sous réserve de l’aval de l’éditeur, le roman va passer sous les yeux experts d’une correctrice du Grimoire qui va s’atteler à relever les erreurs orthographiques, grammaticales et syntaxiques qui ont échappées à mes bêta-lecteurs comme à moi-même. Une fois ces corrections validées par mes soins, le texte partira en phase de mise en page avant impression.

source: http://www.philippe-aurele.fr/2016/09/08/ivre-de-livres/

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