Aelys a écrit:
Napalm Dave a écrit:
Moralité: la meilleure technique d'écriture est de poser le début, la finalité de votre roman ainsi que les grandes étapes qui le jalonnent, en tout cas, c'est mieux de le faire avant de commencer, croyez moi!
Et faut pas croire, y'a pas tant d'incohérences que ça si on fait attention : faut juste assumer un gros travail de relecture après...
Non mais. Ne bridons pas nos imaginations sous prétexte qu'il faut faire des plans pour tout (c'est marrant, mais en cours, je suis incapable d'écrire sans plan par contre... ^^)
Je suis d'accord á la fois avec Napalm Dave et Aelys.
Dans mon cas, j'ai assez soigneusement (compulsivement ?) préparé
en tete une grande partie de mon roman, soit un peu plus de 400 000 signes e. c. C'était du travail de mémoire et d'inspiration, principalement. En revanche, par flemme de parcourir sans cesse des kilometres de lignes, je me suis fais des fiches tres succinctes sur les persos secondaires (les plus facilement oubliables), les mots spécifiques inventés pour la flore, la faune, le bestiaire, la géographie.
Mais au bout de ces 400 000 signes e. c., il me fallait penser á la fin de l'histoire. Une fin qui tienne debout en faisant se rejoindre d'une maniere crédible les intrigues secondaires vers le dénouement. Mais la masse énorme d'informations générées par la premiere partie n'était plus
saisissable,
appréhendable avec ma seule mémoire ni ne pouvaient etre conduites d'une maniere cohérente avec ma seule inspiration. 10 000 relectures n'auraient fait que retarder le constat suivant : L'entrée et le plat de résistance étaient copieux, et adieu le dessert de 420 000 sigens e. c..
Par conséquent, avant de rédiger la seconde partie, j'en ai effectué un plan assez détaillé. Canaliser l'inspiration n'était plus aussi facile, je rejoins ici l'avis d'Aelys, car le cap était défini et me bridait en quelque sorte. Toutefois l'inventivité n'était plus tant dans la création des outils (persos, mondes, départ d'intrigue(s), elle s'exprimait surtout dans leur exploitation, dans leur pressurage. Je n'y ai eu
aucun gain de temps en premier jet; le plus s'est révélé ensuite, dans le nombre des relectures, moindre. Cette derniere constatation est diffile á interpreter : y a-t-il eu moins de relectures nécessaires parce qu'un plan plutot précis avait été couché au préalable ? Ou y en a-t-il eu moins parce que l'inspiration avait porté sa petite anarchie sur des points plus facilement repérables et corrigeables ? Ou tout simplement, les 400 000 premiers signes m'avaient-ils offert une expérience aussi rapidement exploitable ?
Peut-etre le gain tient-il de ces trois influences - et d'autres. Je ne sais pas.
Cependant, je crois que mon prochain roman suivra ce pattern : premiere partie á l'inspi jusqu'au point de rupture de gestion des infos, puis plan détaillé et rédaction de la seconde partie.