quand le roman est fini

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Beorn
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quand le roman est fini

Messagepar Beorn » 08 Mars 2008, 21:51

Dites, vous qui écrivez, vous qui arrivez au bout de vos romans, comment est-ce que vous vous sentez quand c'est enfin fini ?
Je veux dire, avant relecture, avant correction, quand vous savez que la phase de "saut dans l'inconnu permanent" est derrière vous ?

Fierté ?
Excitation ?
Fatigue ?
Stress des futurs retours ?
Besoin de chaleur humaine ?
Prêt(e) pour un nouveau projet ?
Envie de mars glacé ?
de cigarette (ou pire) ?
d'en parler à quelqu'un ?
Folie furieuse ?
Frénésie sexuelle ?

Moi, misère, après m'être senti comme un Dieu vivant pendant le temps de l'écriture, je me sens vide comme un pauvre vieux pneu percé. :roll:
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Draconesse
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Messagepar Draconesse » 08 Mars 2008, 22:01

Quand j'ai fini mon premier roman, j'ai d'abord eu le soulagement : je voulais absolument le finir avant d'être privée de PC pendant plusieurs mois. En même temps, ça fait un vide (que la phase de correction comble toutefois).

Le lendemain, c'était : " 'Tain, j'ai oublié un morceau !" (la honte :oops: )
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Messagepar Oliv » 08 Mars 2008, 22:11

Aussi incroyable que cela puisse paraître, je n'ai, jusqu'à présent, jamais été enceinte. En revanche, j'ai déjà lu et / ou entendu des choses sur le syndrome post-natal du "baby blues", et ça m'a semblé comparable à ce que j'ai pu ressentir à la fin de la phase de rédaction de chacun de mes romans.

De plus, comme de nombreuses femmes après un accouchement, j'ai tendance à clamer que je n'en ferai jamais d'autre après celui-ci... Et au bout du compte, après une plus ou moins longue période d'abstinence, je finis toujours par m'y remettre.

En fait, quand on est écrivain, on n'a même pas besoin de s'embêter à faire des gosses.
À l'Affreux Oliv (Mars 2005-Février 2010), la Patrie pas reconnaissante.

Si vous me cherchez, je ne suis plus ici.

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Messagepar Draconesse » 08 Mars 2008, 22:15

En fait, quand on est écrivain, on n'a même pas besoin de s'embêter à faire des gosses.


Quelque part, c'est tes gosses... ça n'empêche pas de cumuler les deux.
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Messagepar Beorn » 08 Mars 2008, 22:20

Oliv a écrit :En revanche, j'ai déjà lu et / ou entendu des choses sur le syndrome post-natal du "baby blues", et ça m'a semblé comparable à ce que j'ai pu ressentir à la fin de la phase de rédaction de chacun de mes romans.


Ah tiens, c'est pas faux. Enfin, sauf qu'un bébé, ça pleure quand même plus la nuit.

En fait, quand on est écrivain, on n'a même pas besoin de s'embêter à faire des gosses.


Ahhhh, c'est donc ça que j'aurais dû dire à ma petite femme ! (Oliv, pourquoi ne t'ai je pas rencontré quatre ans plus tôt ??? :cry: )

Draconesse a écrit :Quand j'ai fini mon premier roman, j'ai d'abord eu le soulagement


Tiens, oui, le soulagement, c'est vrai aussi.
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Messagepar Nynaeve » 08 Mars 2008, 22:30

Soulagement aussi. Gros soulagement, parce que la fin avait été difficile à écrire : manque de temps (des concours à passer), manque d'inspiration... :roll:

Puis vidée également. Aucune idée du pourquoi du comment. Juste vidée. Ne plus savoir quoi faire.

Mini tentative de correction. Mais surtout période d'abstinence, comme Oliv. Au bout d'un moment (assez rapidement en fait), tous les défauts de mes écrits m'ont sauté aux yeux. Et l'objet en question a fini au placard (ce n'était même pas un remaniement qu'il aurait fallu faire, mais raser complètement le lieu au bulldozer et commencer un nouveau chantier ! :lol: ).

Après la période d'abstinence (dont je ne sais pas si elle est toujours en vigueur... scratch ), il m'a fallu un long moment (au moins un an) pour oublier les personnages, m'en "détacher", me séparer de l'univers aussi et de ses codes, pour pouvoir passer à autre chose.

Après, l'autre chose traîne comme c'est pas permis, mais c'est une autre question. :lol:

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Messagepar amnelia » 08 Mars 2008, 22:32

on se sent complètement euphorique mais c'est vrai que t'as une grosse période de dépression après!! mais bon faut s'y faire et ça finit toujours par prendre fin (du moins je l'espère :roll: ) bisous!

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Messagepar GabrielleTrompeLaMort » 08 Mars 2008, 22:46

Désoeuvrée. Je n'avais plus rien à faire du jour au lendemain. :shock:

J'ai été euphorique quand j'ai eu mes premiers retours en fait, même quand ils étaient négatifs.
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Messagepar Sombreloup » 08 Mars 2008, 23:16

Emu sur le moment que je tape les derniers mots, les relisant plusieurs fois, puis un peu vide.
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Messagepar Xss » 09 Mars 2008, 01:34

Quand j'ai finit le premier jet de mon premier roman, il y a trèèèès loooongtemps, ben...Ça été fierté + excitation + petites larme au coin de l'œil! :lol:

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Messagepar ereneril » 09 Mars 2008, 11:43

Gros coup de blues aussi mais il arrive maintenant, alors que toutes les corrections sont finies et que le roman est passé en soumission.

A la fin de l'écriture, c'était juste de l'euphorie. Il n'y a pas eu de baby blues parce que je savais qu'il restait les corrections. Ce n'était pas fini.
Les dés ont fini de rouler...

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Messagepar Oph » 09 Mars 2008, 11:51

À la fois euphorique parce que, yatta, j'ai fini !
... et déçue parce qu'une fois de plus, ce que j'ai écrit est très mauvais.

Bizarrement, je me suis toujours réconciliée avec mes romans quelques mois plus tard, en me résolvant enfin à les relire. Mais sur le coup, et sur tout le dernier tiers du premier jet, j'écrivais pour finir, parce que quitte à avoir commencé, autant aller quelque part, tout en me disant que ce n'était qu'un étron numérique.

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Messagepar Roland Vartogue » 09 Mars 2008, 13:12

On peut dire ce qu'on veut des sagas interminables mais, pour tuer le syndrome post-traumatique de l'écriture, c'est radical.
Vous savez que vous avez encore tant de tomes à écrire après et finalement vous ne ressentez que le soulagement et la fierté qu'on éprouve quand on boucle un chapitre. Seulement, cette fois, le sentiment est bien plus fort.
C'est là que j'ai rencontré mon seigneur et maître. Ce n'était pas par hasard, comme ce n'est pas par hasard si je suis le conteur de cette histoire.

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Messagepar Lune-des-Illusions » 09 Mars 2008, 19:40

Quand je termine un texte ? Du soulagement, de la fierté. Et une dose d'excitation en se disant : Et le prochain ?
C'est juste unique de finir un texte, on a le sourire aux lèvres, l'air un peu rêveur... Je ne me suis jamais sentie aussi bien que lorsque je terminai un texte :heart:
" Le temps efface tout, et à la fin, il ne reste que les ténèbres. "

Stephen King

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Messagepar Chiroptere » 09 Mars 2008, 21:18

Très excité, j'ai envie de faire lire mon texte au monde entier. Mais quelques jours plus tard je le trouve tellement mal écrit, l'histoire tellement banale, que même une grosse correction n'arrangerais rien.
Une chauve-souris, Demoiselle de la nuit, Une chauve-souris, Aimait un parapluie. (Thomas Fersen)

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Messagepar Vinyamar » 10 Mars 2008, 00:03

Alors il y a deux phase : la fin de la rédaction et la fin de la correction.

fin de la rédaction : satisfaction intense, excitation et plaisir du devoir accompli, émotion de ma propre histoire et désir de partager cette émotion.
Mais conscience aussi que ce n'est que la moitié du boulot qui est terminé, et que la correction doit être bouclée. Donc au boulot et plus vite que ça, ce qui fait que le ressenti est de courte durée.

fin de la correction et donc fin totale du bébé : soulagement et satisfaction d'ordre plus intellectuel que la première fois (qui était plus d'ordre passionnel). Cette fois-ci le roman est fini et est satisfaisant, voire très satisfaisant. Fierté et joie, maintenant on veut la confirmation de ces sentiments par d'autres lecteurs. coup de pot pour ce volume, la réaction des lecteurs est exactement celle attendue, donc la fierté et la satisfaction redouble.
mais en fait on en n'a jamais assez. On veut la reconnaissance de notre travail, on veut que de plus en plus de personnes, et si possibles des personnes "qualifiées" (comme des éditeurs) nous disent le même bien de son bébé !
"Hein qu'il est beau ?" !
Evidemment, par expérience je m'attend à quelques déceptions.

Après la fin de la rédaction, c'est aussi un temps de repos jugé bien mérité, 3 ou 4 semaines à ne plus y toucher du tout, à ne pas réfléchir à la suite, à se déconnecter complètement, à prendre aussi du recul.
Et puis rapidement, le désœuvrement apparait.
"Mon Dieu, que faire de mes soirées à présent...
Et donc l'envie de commencer le dernier tome plus vite qu'escompté commence à me travailler.
Ce qui est sûr c'est que je n'ai pas envie de me relire. Ce texte je l'ai bouffé pendant 2 ans, je l'ai, après 1 an de recorrection, jugé vraiment satisfaisant, je ne veux pas le relire moi-même, je veux que ce soit de vrais lecteurs qui m'en disent du bien ou du mal.
Après tout j'écris pour eux.

Et je pense que ça recommencera pour chaque tome. d'ailleurs c'est pour ça que je commence déjà à prendre des notes pour de nouveaux romans à préparer.

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Messagepar Mike » 10 Mars 2008, 11:11

Ouais le coup de blues, le même que j'ai eu à la fin d'un tournage et montage d'un court où je m'étais investi à fond pendant plus de deux mois.

Bon le blues dure plus ou moins longtemps suivant le temps que j'ai mis à bosser dessus mais je dois dire que j'ai un sentiment de vide pendant un long moment et l'envie de plus rien.

par contre, quand je me mets à le recorriger, gros sentiment de honte et fierté perdue...

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Re: quand le roman est fini

Messagepar Galliana » 30 Mars 2011, 14:54

Je suis contente de moi, une fois le roman terminé ^^.

Et après, vient la grande question :"Et maintenant... je fais quoi ? :| " ^^
Un blog et un facebook pour mes fans potentiels (on a le droit de rêver non ?)

Petite auteure deviendra grande ?
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Re: quand le roman est fini

Messagepar noemie » 30 Mars 2011, 18:09

Super contente et fière! (faut dire que ça m'arrive pas si souvent que ça :roll: ) :cheers:
http://angeobscure.skyrock.com/

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Re: quand le roman est fini

Messagepar Rudiment » 31 Mars 2011, 07:45

Quand le roman est fini, que mes persos vont continuer leur existence tout seuls, il faut éviter de déprimer. Avoir passé tant de temps au prix de tant d'efforts perfectionnistes pour se dire "Adios Amigos !" et vis ta vie mon vieux, tient d'une espece de petite mort qui me chagrine. Donc, je m'affaire, tant pour éviter le désoeuvrement (et il faut nourrir la mécanique de travail sinon elle se rouille) que pour réincarner mes persos disparus dans de nouveaux corps, avec de nouveaux caracteres pour de nouvelles aventures.
Chez tonton Rudi, on se réincarne !


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