Perle de Sang ( roman ) besoin d'avis ?

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Kasey
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Perle de Sang ( roman ) besoin d'avis ?

Messagepar Kasey » 30 Nov 2010, 10:21

Comme Aelys l'a demandée, je mets un extrait ici.
J'ai choisi Perle de Sang parce que c'est celui que je retravaille en ce moment...
C'est la version zéro bis donc pour les fautes d'orthographes et de style c'est déjà corrigé dans la version 1.
***

En plein cœur de la volupté alors que la grande cité sommeille dans la chaleur étouffante de l’après midi, je cligne doucement des yeux et regarde attendrie l’amante à mes côtés, son doux visage aux traits fins et presque immaculés… presque. Le sang perle au coin de sa bouche délicate, un rayon auburn s’éternisant sur la peau pâle. Son corps glacé lové contre moi commence à se perler de myriades de rivières de saphir et d’émeraude. Je referme les yeux et laisse les images de la soirée défiler dans ma tête.

Un sourire, une angoisse, un visage, et tout file à vive allure, je repasse le film de cette nuit, avec le sentiment que c’était il y a une éternité. E.T.E.R.N.I.T.E. Un mot qui ne veut au final rien dire, peut être que je me pencherai la dessus un jour. Peut être.

Même ici, dans la cité, il existait des endroits de débauche, sur lequels le gouvernement fermait les yeux. Il préférait faire comme si cela n’existait pas, cela lui évitait des problèmes, des tonnes de problèmes… Trop de gens à enfermer, et sûrement trop de personnes à juger et à se demander on en fait quoi ? Moi, je ne juge pas, je choisis, et je me sers. Qu’importe les conséquences, qu’importe la souffrance, je pouvais avoir ce que je voulais. Et, souvent, ça me gâchait mon plaisir. Rebellez vous. Ne cédez pas si facilement, pauvres créatures.

Celle d’hier était… oui, était… mmm… délicieuse. Une saveur inoubliable. Je sortais plutôt tôt de la « rave », les gens étaient plutôt coincés aujourd’hui, il y a avait un peu trop de loubards, et pas assez de filles à mon goût. Déçue, j’étais sortis un peu maussade, et alors que je déambulais dans les rues glauques d’un Paris endormi, je la vis. Mon instinct a pris le dessus, et tandis qu’elle venait vers moi, je promenais mon regard sur son corps. Arborant un jean qui mettait en valeur de longues jambes fines, elle portait aussi afin de prolonger sa silhouette filiforme, un long débardeur noir… Et assez échancré. Je portais mon regard sur sa poitrine, et je la sentis relever la tête, qu’elle gardait obstinément baissée en marchant, ses talons claquant imperceptiblement sur le sol. Ses yeux verts me frappèrent de plein fouet, les boucles de ses cheveux blonds caressant son cou et ses épaules comme un drap de soie. Le désir se réveilla en moi, à la vitesse de l’éclair.

Elle s’arrêta et me fixa, un pas en arrière, un pas en avant, indécise. Je me sentis sourire imperceptiblement, et je la vis frémir. Je devais ressembler à un requin. Elle était si faible, petite humaine, si fragile, et si jeune. Je la sondais et la sentit fléchir.

Peut être était ce du viol, ou peut être pas. Oh bien sur, elle me trouvait belle, envoûtante mais comme on aime un tigre ou un loup en cage. Tant qu’il est derrière les barreaux, sa beauté fascine, mais dès qu’il surgit devant vous, vous ne pouvez que vous tassez sur vous-même ou courir avant qu’il ne vous rattrape. Dangereuse. Ce mot se répétait comme une litanie dans son esprit, j’étais dangereuse. Même saoule, le signal d’alarme criait dans sa tête. Je l’entendis aussi clairement que la cloche de l’église la plus proche qui sonnait le premier coup de minuit. Mes crocs pointèrent à l’instant où mon sourire pointa dans la lueur diffuse de la lune.

Le regard hypnotique de mes yeux l’envoûtait. Je savais que malgré la nuit noire et la distance qui nous séparait_ quoique se réduisant de plus en plus_ elle percevait la lueur violette de mes yeux.

Elle frémit, le corps transit de froid, de faim, de désir, de soif… tel un manque d’héroïne, elle se jetterait désormais sur n’importe quoi pourvu que cela satisfaisssasse sa faim. Et c’est moi qui allais satisfaire la mienne. Je ne prenais pas cela pour du viol, j’avais fait pire dans ma vie, V.I.E. quelle vie ? Je ne vivais que pour la Cause. Alors, j’avais le droit à de petits écarts et techniquement, c’est pas moi qui me suis accrochée à elle comme à une bouée de sauvetage dans un océan déchaîné de besoins qu’elle ne pouvait satisfaire, tellement son corps hurlait.

Cette femme dont je revoyais les cuisses menues, la peau lisse, rasée, l’odeur saisissante de la cyprine… Ce n’était rien par rapport à ce que j’ai fait et ferrai. Un M.O.N.S.T.R.E. reste un monstre, même s’il a l’apparence d’une femme séduisante.



_ Alice, appela la voix grave qui fit irruption dans ma chambre, sans frapper encore une fois. Je sifflais. Oh mon Dieu.



On aurait pu croire qu’il trouvait cela immonde, qu’il me détestait, qu’il… Mais, non, il regarda, l’appétit dans les yeux, le corps inerte, et sondant mes yeux vides, il me demanda d’une voix où j’imaginais bien la bave perlée.



_ je peux ?



J’asquiéçais sans un mot. Je le vis nous rejoindre sur le lit, et fondre sur sa proie. Il rétracta les lèvres sur ses crocs luisants faiblement et tout en me regardant droit dans les yeux, il commença à boire ce qui restait de sang de la pauvre victime innocente. Je suis ignoble non ? J’aurai pu m’en prendre à des tueurs, des violeurs, des montres comme moi, mais faut comprendre après des années à se faire la morale, on en a marre. On casse le cocon et on sort casser la croûte.

Cependant, s’il n’y avait pas eu la Cause, je lui aurait peut être fait endurer le châtiment suprême, et j’aurai pu avoir à loisir, le plaisir de la toucher… Je fermais les yeux, me détournant du corps qui commençait à se raptisir, et se friper, je ne savais que trop bien ce qui allait en rester, je ne voulais pas voir cela.

Je ne sais pas comment on a réussi à rejoindre l’appartement, elle appuyait tellement son corps contre le mien, que je m’étais fait violence de ne pas en finir maintenant. A peine, la porte poussée, elle m’avait poussée contre le mur, et violemment embrassée, s’entaillant les lèvres et la langue, le sang avait perlé sur nos bouches, et glissé le long de notre gorge, liqueur amer et si savoureuse. Sa bouche descendant le long de ma gorge, s’arrêtant à la naissance de mes seins, elle avait relevé la tête, et son regard m’avait transpercé, une fois encore. Elle était vraiment belle… Encore une de ses beautés éphémères.

Soudain, je sentis une pression chaude et humide contre ma hanche, ouvrant les yeux, je fixais Arsenios de mes grands yeux. Les lueurs violettes se reflétaient dans la lueur verte des siens. J’aimais beaucoup ses yeux, tout en lui me rappelait un félin, pourtant, c’était ses yeux, qui m’avait poussé à ne plus le mépriser, et à faire de lui, l’un des miens. On avait traversé les siècles ensemble.

Je levais la tête à la recherche de ses lèvres, le sang de celle sans nom, se mélangea sur nos langues, il respira à plein poumon, l’odeur de femme sur ma peau, enfouissant la tête dans mon giron. Je sentis une certaine retenu se détacher de lui, comme il en avait l’habitude. Il craignait toujours, que je le punisse, ou quelque chose de ce genre. Même si je le traitais comme le dernier des derniers, je crois que c’était mon plus vieil ami, et amant.

Sa bouche avide m’avalait et me suçait les seins avec une violence accrue, par l’afflux de vie de son jeune corps. Sous la soudaine morsure, je me cambrais, et étouffais un cri dans mon poing. Il me rejeta sur le matelas, et me plaqua avec force sur le lit. J’aurai pu résister, j’en avais la force, mais j’étais si lavée, que je ne le fis pas. Sentir la douceur des draps, je ne pus me laisser totalement envahir par la chaleur, un coup d’œil angoissé à côté de moi, m’appris que le corps n’y était plus, seulement une immense tache de sang. Je frémis malgré moi, et cette fois ce ne fut pas du plaisir.

Pourtant, le désir était encore là, alors qu' Arsénios se penchait, la tête plongée dans mon intimité. Je sentais sa langue frôler mon clitoris, et mes lèvres, allant jusqu’à se frayer un chemin en moi, à l’instant, où elle se mit à tourner, je me cambrais davantage, le forçant à accélérer le mouvement, et je me mis à trembler convulsivement, en fermant les yeux.

Levant brièvement la tête, il me regarda sauvagement, et sans un mot, vint m’embrasser, et sans qu’on s’en rende compte vraiment, nos corps ne firent plus qu’un, s’imbriquant l’un dans l’autre, et bougeant à leur rythme, sur une musique dont j’ignorai jusqu’aux accords, mais qui nous fit atteindre les cieux. Après, un dernier coup de boutoir vigoureux, il se laissa retomber sur le coté, plantant ses dents, dans mon épaule. Je sifflais doucement. Il les retira, non sans lécher la plaie, prenant son temps, une douleur qui m’en rappela une autre, il le sentit aussi, car son membre repris de la vigueur. Je lui souris doucement, mais je ne parvins pas à afficher du bonheur, je me sentais vide, assez vide, depuis que j’avais plongé mes crocs fatals dans l’épaule de ma dernière amante.

Je laissais ma crinière tomber sur mes épaules et m’approchait de son membre qui grandissait de plus en plus. Soudain, sa main me prenant pas surprise, me prit le bras, et me tira en arrière. Une lueur de surprise dans les yeux, je me tournais vers son visage. De l’autre, il écarta mes cheveux, pour saisir mon menton, et me relevant de force la tête, il plongea son regard vert en moi. Je me sentis fondre, et doucement, les larmes que j’avais retenues toute la nuit, pointèrent. D’abord doucement, puis, les sillons ne semblèrent plus se tarirent. Brusquement, il m’attira contre lui, un bras autour de mes épaules. Un gémissement. Je me recroquevillais contre son corps. Les minutes passèrent dans un silence presque religieux, qu’il rompit sur La question, la question inévitable, qu’il finissait toujours par me poser :



_ Cilia, t’aurait du la garder pour toi.



Reprenant ma respiration, et sans le regarder, afin d’être en mesure de me contrôler, je dis doucement :



_ On sait tous les deux, que la Cause prime avant tout. Et elle impose de ne plus se créer de nouveaux compagnons. Et tu le sais très bien, dis je tristement.

_Mais je...

_ Il n’y a pas de « mais je » Arsénios, dis je sévèrement. C’est tout. Je ne peux pas trahir ma Déesse. Je ne peux pas la rejeter après tout ce qu’elle a fait pour moi.

_ Tu ne crois pas qu’elle te pourrit ta vie plutôt.



La gifle retentit suffisamment fort, je le fixais durement. Il riait gentiment, visiblement satisfait.



_ Ecoute moi bien, Arsénios, même pour me faire retrouver le sourire, me mettre en colère n’est vraiment pas la bonne solution, même si cela semble fonctionner au delà de tes espérances. Surtout si tu L’insultes. Je ne permettrai probablement pas un autre blasphème.

_ Bien Cilia.



Il gratifia son « Cilia » d’un baiser au coin de mes lèvres. Et malgré moi je me surpris à sourire.



_ Dis ca te dirait pas de dormir ?

_ Avec toi ? Toujours, mon amour.

_ Non, avec le cadavre que t'as mis sous le lit ! Allons dans ta chambre s’il te plait, cette chambre me fout le bourdon.

_ Si je comprends bien se sera encore à moi de faire le ménage.

_ bah, oui, y ‘en faut bien un pour faire le sale boulot, et puisque qu’on est deux, c'est toi !

_ mouais.



Arrivée à la porte de sa chambre, je l’embrassais doucement comme une humaine devait s’y prendre. Et franchit la porte pour un voyage vers le pays des songes.


***

Elle se tenait là, se mouvant gracieusement, parmi les herbes, et les rares fleurs de la rive… Ses pieds nus parfois frôlaient l’eau dans des éclaboussures bleutées. La toile qui la couvrait formait comme un linceul blanc et funéraire sur son corps frêle. Elle était très jeune, peut être une douzaine d’années. De longs cheveux tressés noirs, de grands yeux brillants, et une peau immaculée, malgré le soleil au zénith à cette heure de la journée, ainsi que ses origines. Sa mère ne se tenait pas loin, agenouillée parmi les herbes folles, à ramasser les branches de papyrus, pour les échanger à ce scribe du village qui acceptait alors de leur donner de quoi se substanter. Ce n’était pas grand-chose, mais c’était bien suffisant…
_ Ankhti ! Viens me voir, mon enfant, nous devons parler.
La petite fille leva la tête, et se redressa légèrement avant d’accourir auprès de sa mère, dans des bonds gracieux dignes des rares gazelles qui passaient par la région et se faisaient immanquablement tuer.
_ Oui, mère.
_ Assis toi près de moi, mon enfant.
La petite fille s’assit docilement sur les genoux de sa mère, qui étala quelques mets sur le tissu qui couvrait le sol pour leur déjeuner.
_ Tu vas bientôt avoir tes treize ans comme tu le sais, tu es encore bien jeune hélas, et tu ne peux m’aider à nourrir tes frères et sœurs sans travailler. Etant l’aînée, tu te dois de trouver de quoi m’aider. Ton frère est trop jeune pour nous aider… Il faut que tu te décides.
_ Mais mère…
Un regard courroucé la coupa, et tristement elle baissa la tête…
_ Il n’y a pas de « mais » qui tienne, mon enfant. Tu te dois de m’aider…
_ Mais, je ne veux pas mère. Je veux être prêtresse.
La mère se redressa ; repoussant sans peine sa jeune fille. Et la retournant pour la regarder dans les yeux, elle leva la main et la gifla silencieusement. Puis, calmée elle dit d’une voix doucereuse :
_ Notre famille a beau être endettée, je ne te permets pas de nous traiter de cette manière. Tu m’entends ? Prêtresse, tu entends ce que tu dis, mon enfant. Veux tu à ce point être déshonorée…
_ Il n’y a malheureusement plus d’honneur sur notre famille mère.
_ Je ne te permets pas. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour nous en sortir.
_ Alors pourquoi ne veux tu pas que je demande l’aide des Dieux, ils nous aideraient, tu le sais bien. Ils sont toujours là pour nous, c’est père, qui le disait…
_ Ton père est mort, et tu crois que tes Dieux l'ont aidés ?!!
_ Peut être que les Dieux avaient besoin de lui chez eux. Quelqu’un de brave, intelligent et rusé comme lui.
La jeune femme se mit à rire avant de se laisser tomber sur le sol dans un sanglot
_ Tu es bien plus futée que lui, mon enfant.
_ Mère.
La femme soupira et se relevant en lissant ses drapés, dit soudain lasse :
_ Notre roi, Ptolémée aura bientôt finit la construction du temple. Pourquoi ne vas-tu pas solliciter la faveur du roi, et de lui demander toi-même de faire partie des jeunes novices. Dis lui, que tu souhaites tellement être prêtresse, peut être t’écoutera il, mon enfant. Je l’espère. Et peut être, que je pourrais faire travailler Sésostris.
_ Mère, il n’a même pas dix ans.
_ Ecoute moi bien, mon enfant déclama la femme sur un ton agacée, je te confie selon tes désirs, aux bons soins des Dieux, et à leur faveur. Ne t’avise pas d’intervenir par la suite dans ma demeure tant que tu n’auras pas rapporter de quoi manger dans cette maison. Et dis toi bien, mon enfant, que tu es seule désormais. Tu as choisi ta voie. Reviens nous voir un jour.
_ Mère ! Vous ne pouvez pas me faire cela… et Sésostris, Ahmasis… N’aurais je plus droit de les voir ?
La femme s’était redressée de toute sa hauteur, et toisait l’enfant de son regard noir. Elle serra dans sa main les branches de papyrus, s’incrustant sous ses ongles, au risque qu’elles soient inutilisables.
_ Si le roi ne veut pas de tes services, je t’enverrai travailler. Et tu pourras alors revoir tes frères et sœurs, d’ici là, rapporte nous de quoi vivre…
_ Mère…
La jeune fille était agenouillée dans l’herbe une larme solitaire s’échappant sur sa joue. Elle se releva brusquement, et remontant le tissus qui la drapait, elle se mit à courir. Elle grimpa, très haut, remontant le fleuve sans un regard pour celle qu’elle appelait « mère », et parcourant les kilomètres qui l’éloignait d’elle, elle s’arrêta soudain essoufflée, et se laissa tombée à bout de forces sur la berge.
Accroupie sur le sol détrempé, elle baissa la tête en signe d’assentiment, et se mit à prier. Une prière qu’elle entama de sa voix, chantante, que son père aimait tant. Une voix douce et envoûtante. La mélodie fit lever la tête des quelques lingères sur la rive de l’autre côté du Nil. L’eau se mit à se mouver de plus en plus vite, vibrant au son de la mélopée. Le ciel s’éclaircit d’une lumière vivifiante, presque aveuglante. La lumière blanche caressa un instant l’enfant qui priait, une gerbe de fleurs, devant elle, les yeux clos, la bouche ouverte sur un son.
La lumière se concentrait de plus en plus, vibrant dans un souffle. Et la berçant gentiment. Elle se redressa sur les coudes et plongea ses yeux sombres dans la lueur aveuglante, quand elle entendit la voix se propager dans l’air :
« Ânkhti, enfant du Nil majestueux, écoute les paroles de celle qui te portera, écoute celle qui te reconnaît comme son enfant sacré, écoute la voix qui t’emmènera avec elle. Tu es encore jeune, un jour ta parole sera exaucée, et ce jour là, tu me serviras, tu prieras avec mes fidèles, et tu me loueras. Un jour de la toge sacrée tu seras recouverte, immaculée de grâce et de corps, tu te présenteras et je te protègerai. Je t’emmènerai avec moi. Mais, d’ici là tu te dois de retourner vers ta mère. Fais ce qu’elle te demande et l’étoile sacrée viendra te chercher et t’emmènera où tu le souhaites… Mais, pour le moment tu es trop jeune. Garde ta pureté. Enfant sacrée. »

La petite fille fixait la lumière qui s’évaporait de ses grands yeux ahuris, tout comme ceux des autres femmes de l’autre côté de la rive. Elle se redressa vivement pour échapper à leur regard inquisiteur, tandis que certaines murmuraient des prières ou incantations. Devant, le torrent de paroles qui suivait, elle s’enfuit, rebroussant chemin vers cette mère qui l’attendait. Pas une seule seconde elle ne pensa à aller au palais demander grâce au roi. Pas une seule fois, elle ne crut la petite voix qui la poussait à continuer à courir en remontant le Nil… elle revenait.
_ Mère, Ahmasis, je reviens.
Elle lui en voulait de l'avoir giflé mais elle lui pardonnait, non pas parce qu'elle avait raison... Seulement sa mère avait du mal à comprendre ce qui la reliait à son père, et l'attirance de sa fille pour devenir de ces jeunes femmes dont on ne sait rien si ce n'est que leur vie est auréolée de mystères et de fortune. Mais pour cette femme que les années et le deuil avaient abîmées, il ne restait qu'une rancoeur envers ce que les autres appelaient des Dieux, mais combien jamais elle ne l'aurait admis en public.

***
La caresse de la soie et la lumière de la lune me firent frémir doucement, une forme indistincte bougeait à côté de moi. Arsenios endormit, bougeait beaucoup trop. Il était impossible de dormir à côté de lui, pourtant même si on avait moins d’un siècle d’écart, il était le plus humain d’entre nous… Parfois, j’en venais à ne pas regretter la sentence que je lui avais fait subir… Parfois, j’aimais sa présence autant que je la haïssais. Parfois, j’en venais à vouloir qu’il parte, qu’il s’en aille, en me laissant avec la Cause.
« Cilia » Je fixais sa bouille endormie avec ce sentiment de tendresse, de protection que je me devais de ne pas avoir.
_ Arsenios, le soleil est couché, nous devrions partir en chasse, que dirais tu de chasser en couple cette fois.
_ Qui ? demanda t’il d’une voix encore ensommeillée
Je comprenais très bien ce qu’il voulait dire aussi répondis je gentiment presque doucement :
_ Une créature.
Il se redressa sur ses coudes, ses cheveux effleurant sa nuque et frôlant ma peau dénudée. Il me toucha gentiment le bras en petit cercle de ses doigts.
_ Cilia hésita t’il, crois tu vraiment qu’il reste encore des « créatures ».
Il prononçait ce mot comme s’il lui était étranger, comme s’il en était pas une lui-même.
Il leva la main
_ Je sais tu vas me dire que tu les sens, mais peut être leur essence perdure même après que les cendres se soient dispersées, peut être que ton odorat ne perçois plus ta propre essence et que tu te trompes… Peut être que tu as tort
_ Et elle qu’en fais tu ?
_ Si personne ne t'as demandé son sacrifice peut être que Celle en qui tu crois tiens encore à elle. Peut être qu'elle est déjà morte, ou que tu ne peux la tuer.. Peut être qu'elle est dans les faveurs de Celle en qui tu crois...
_ Et en qui tu crois…
_ Soit, mais je crois en toi, je suis de toi, pas d’Elle.
_ Sephora, je frissonnais en prononçant ce mot, elle est en vie. Et Elle aussi.
_ Alors pourquoi, Cilia, pourquoi ne résoud t’Elle pas le problème, Elle-même. Pourquoi ne résoud t’Elle pas la Cause avec ses pouvoirs, que de nous laisser nous débrouiller ?
_ Je, je ne sais pas. Je ne sais pas ! criais je.
_ Calme toi. J’aimerai seulement comprendre. Tout comme toi. Si Sephora est sur Paris nous l’auront. Nous pourrons l’avoir. Et tu pourras te venger. Je ne la laisserai pas filer. Mais, si elle n’est plus, il faudra faire ce qu’Elle nous a dit, pour la Cause…
_ Même si nous devons en mourir ?
_ Tant que je suis avec toi, Cilia, rien ne m’effraiera crois moi.
J’aimerai tant Arsenios, j’aimerai tant, mais je ne te crois pas. Même si tes paroles me font sourire. Tu as gardé ce vestige, cette candeur enfantine, que tu avais déjà autrefois. Ce sourire condescend d’une certaine manière, tu t’attendais toujours à ce que le monde se plie à tes ordres, s’agenouille devant la bêtise humaine qui te recouvrait comme un manteau… Tu étais bien stupide, et parfois, je me demande comment j’ai pu m’attacher à toi, et faire de toi mon compagnon… Comment on fait pour se supporter après tout ce que nous avons enduré toi et moi, de nos mains créatrices et vengeresses.
Je me relevais attirant le drap à moi et m’en enveloppant : sentir le tissus soyeux sur ma peau, me donna l’irrépressible envie de plonger au cœur de ce déluge de chaleur, m’en enivrer, et n’en ressortir que longtemps après.
Je m’approchais, glissant sur le sol, comme si mes pieds fins ne le touchaient pas, de la commode… C’était une vieille commode qui avait été construite il y a bien longtemps, et à l’époque j’étais encore bien jeune… Une jeune vampire… Tout de même…
Les gens croient qu’avoir la vie éternelle c’est une sinécure, que l’on est mort à jamais, mais ce n’est pas tout à fait cela. On passe les premiers siècles à s’amuser, à tester nos capacités, entre nous, ou avec les autres. Vas-y je suis sure que tu n’arriveras pas à tuer les deux humains en même temps ! Cinq secondes pour le vider de son sang, t’as battu mon records ! Eh, il y a une fête à la cour, ça ne vous dirait pas d’y semer la terreur, comme au bon vieux temps… On était tous joyeux, ou écoeurés au début, rebutant la chair humaine, ou nous approvisionnant de notre sang pour éviter de tuer les humains… Mais, les siècles passaient et on gagnait en maturité, on passait le cap de l’adolescence vampires que et on atteignait à une vitesse vertigineuse l’age adulte. Puis, l’age des ténèbres. J’avais atteint l’âge des ténèbres, celui où je me demandais ce que je faisais encore là. Celui où je me demandais… Serons nous encore là quand la fin du monde arrivera ?
Lâchant le drap, j’enfilais une jupe courte qui laissait entrevoir mes jambes fuselées, que je recouvrais de fourreaux divers. Certains, je les mettais aux poignets, et un pieu assez fin dans ma queue de cheval. J’étais persuadée que personne n’y ferait attention. J’enfilais un petit haut à col d’une couleur indigo qui relevait mes yeux et ajoutais une touche rouge cramoisie sur mes lèvres pour relever la couleur blafarde de mon teint. Et encore j’étais chanceuse, chez Arsenios, le teint était plus à la transparence. Et c’était avec effarement que les fois où il avait faim et se retenait je voyais la peau translucide réapparaître.


La pluie laissait des traînées humides sur ma peau. De fines gouttelettes ruisselant le long de ma colonne vertébrale à mesure que le frisson parcourait mon échine en sens inverse : notre invité surprise était là. Et surprise, ce n’était pas une femelle. Quand les jeunes vampires assoiffées arrêteront elles de transformer tous ses jeunes hommes ?!!
Mon haut collait à ma peau, sensation agréable, tant que l’humidité régnait. Mes idées s’éclaircirent et d’un geste de l’index sans un regard en arrière, je fis signe à Arsenios de le chasser.
La chasse en couple était plutôt rare chez notre « espèce » mais je prenais toujours plaisir à cette perspective, quand Arsenios m’accompagnait. J’aimais partager mes émotions avec lui, pour autant que je puisse en éprouver encore. Le plaisir de la chasse se mêlant au plaisir de mettre terme à une vie à deux. Un instant de total compréhension presque aussi préhensible que de sentir la chaleur d’une union.
Attentive, trempée, j’attendais… la forêt s’était tue, elle avait sentie la menace : plus un hibou ne hululait, le sifflement des chauves souris s’était interrompu, les crissements des dents des rongeurs sur le bois ne parvenaient plus à mes oreilles, même le vent dans les feuilles ne se faisait plus entendre alors même que des mèches éparses se baladaient sur mon visage.
Finalement, le signal tant attendu arriva : un sifflement strident, trop peu naturel, presque inhumain : Arsenios et je l'interprétais sans mal : la proie arrivait droit sur moi.
J’eus à peine le temps de réfléchir que déjà la bourrasque d’un corps lancé à pleine vitesse me percuta.
Sous le choc, je fus propulsée contre un arbre loin derrière moi et la haine transfigura mes traits. Tombant accroupie les dents acérées pointées les yeux presque trop brillants à force d’être si noirs, je grognais. Un son profond venu des entrailles et sans égard pour ma victime lui sautait dessus. Accolée à un arbre, elle paraissait sonner mais n’en fus pas pour autant moins prompte à réagir.
Nous roulâmes tous crocs dehors l’un sur l’autre. Fatiguée d’esquiver des coups qui jamais ne m’atteignaient, j’enfonçais mon genou profondément entre les jambes de mon agresseur et d’un bon me relevait alors que toujours sur le sol, il se tordait de douleur.
Un sourire narquois naquit sur mes lèvres exsangues alors que je le regardais retrouver sa maîtrise de lui-même. Il était beau, de ses hommes, ayant passé trop de temps sous les soleils du désert, les traits trop secs, tirés sur les os aminciés, la ligne délicate des sourcils soulignant la virilité d’un nez droit qui s’ouvrait sous une bouche généreuse. Ses cheveux de jais longs et crépus comme un Idien, se bousculaient en pagaille sur son visage crispé, frôlant le col de sa chemise plus tout à fait blanche ouverte sur un torse des plus imberbes. Un pantalon de toile tout aussi sale désormais complétait la tenue. Cela manquait de rouge à mon goût.

- Tu t’amuses bien Trésor ?

Je souris au son de la voix d'Arsenios dans mon dos. Comme à son habitude, il avait rabattu vers moi la victime, l’effrayant et la pourchassant pour que je l’accueille bras ouverts et la fasse trépasser.
Je léchais mes lèvres où un peu de sang perlait… Pas le mien évidemment !

- Pas assez épicé à mon goût. Tu sais combien j’ai le palet délicat.

Un rire glutural s’échappa de ses lèvres que j’imaginais légèrement entrouvertes sur des crocs tout aussi acérés que les miens.

- Sale chienne !
- Oh mais c’est qu’il parle le petit ! d’une voix moqueuse.
Et le fil se cassa : la marionnette se figea et glaciale prononça :
Tu vas mourir. Juste avant, je veux une réponse à une question très simple : qui t’a fait naître ?

Il tenta de rire mais une douleur – que je lui avais infligé ? – dans la poitrine le plia en deux expirant un hoquet sinistre.
Mon sourire s’élargit mais ma voix resta de marbre :
- Comme c’est mignon. Qui est ton Djouqed ?
- Plutôt mourir.
- Comme tu voudras. Je me dois de réaliser le dernier souhait d’un condamné.

Levant ma jambe, le dos de mon pied frappa ses côtes avec force. A la manière du recul d’un revolver, son corps s’éloigna de… plusieurs mètres. Ne jamais oublier que nous ne sommes pas de pauvres créatures.
A la façon dont le chat observe la souris je penchais la tête sur le côté, une mèche tombant devant mon visage, le sourire pervers qui fait tant briller les yeux.
Se ressaisissant, il fonça tête la première en vue de me frapper le ventre supposais je alors que mon autre jambe se détendit et d’un arc de cercle faucha les jambes de la belle créature. Aggripant mon haut en tombant, le tissus se déchira, dénudant mon corps en partie. Grognant, je tombais sur lui, en essayant tant bien que mal de maintenir ses jambes sous les miennes, et ses épaules de la prise de mes mains. Toutes canines en avant, sa tête se tendait de manière à attraper quelque bout de chair à leur portée.
Secouant ma crinière, un rire fusa de mes lèvres, mon corps parcouru d’un frisson de plaisir. C’était presque trop facile.
Retenant d’une poigne affermie ses deux mains au dessus de sa jolie tête, je fis descendre la droite le long de la cuisse parcourant celle-ci, à la recherche du poignard qui s’y trouvait. Mon regard toujours obscurci planté dans le sien, j’observais l’interrogation se disputer à une légère angoisse au fond de ses prunelles. Il ne devait pas être si vieux que cela, malgré sa force. Un siècle ou deux… Il n’avait aucune chance depuis le début, son arrogance allait lui coûté.
Son regard s’éclaira et je suivis le mouvement de ses yeux mon attention rivée encore sur lui. Une lame à double tranchant d’une qualité exceptionnelle se trouvait dans ma main libérée. Elle avait été réalisée par le meilleur forgeron d’Athènes : pour mes beaux yeux, il avait réalisé l’impossible : une moitié de l’arme était en or, l’autre en argent. Douleur exquise pour ses douces créatures que nous sommes. J’aimais particulièrement la façon dont la lune se reflétait sur le métal diffusant sa lueur fantomatique. Les pierres du pommeau aussi brillaient sous l’éclat argenté : essentiellement des semis précieuses. Et l’idée même que des esclaves est dus périr pour que tel joyau soit en ma possession me ravissait. Et souvent en la contemplant, je me prenais à imaginer combien cela avait du être éreintant de travailler sous le coup des fouets, le soleil brûlant sans cesse votre peau, respirant la poussière, l’absence d’oxygène par moment, la brûlure de la sueur sur les plais ensanglantées, les larmes dans les yeux aveuglés quand enfin les chariots sortaient au soleil du zénith. Oh combien ses pensées me réjouissaient. Nourrissant le monstre en moi avec presque autant de saveur que le sang.
La lame appuyée contre sa gorge désormais, le première goutte se détacha.

- un dernier mot ? Une réponse peut être à ma question ?
- Crève salope !

J’haussais les épaules « comme tu voudras »
J’appuyais plus fort et d’un geste sec, entaillait profondément la gorge. A mesure que le sang s’écoulait je buvais à la source, me nourrissant de cette âme immortelle qui trépasserait prochainement mais déjà la blessure se refermait

- Arsenios ?
- Oui, Cilia ?
- Maintenant.

Me relevant, je vis qu’il avait dans sa main comme prévu un morceau de bois taillé en pointe, une belle œuvre qu’il avait faite pendant que je jouais. N’ayant pas voulu utiliser le mien toujours dans mes cheveux, je regardais avec une délectable envie Arsenios s’agenouiller près de ma victime et tendre la main au dessus de son corps qui ne bougeait déjà presque plus.

- Fais de beaux rêves

Ma voix était plus douce qu’à l’habitude, presque lointaine. On ne choisissait que rarement de devenir un monstre. Du moins le croyais je.
Avant.
Avant que je ne sois foudroyée par un mot, un seul, qui s’échappa de ses lèvres quand le pieu le transperça.

- Ânkhti

Dans un ultime effort, il leva son bras, pour désigner le bas de mon dos.
Ce mésirable vampire ne pouvait pas savoir. Personne ne connaissait ce secret. Personne !
Je poussais Arsenios et m’agenouillais cependant c’était trop tard. Le pieu avait pénétré le cœur et déjà les bords de la plaie se noircissait et une odeur de charbon et de chair carbonisée se faisait sentir.
Les larmes coulaient de mes yeux, petites perles de sang

- Pourquoi avoir dit cela ? Pourquoi ?

Arsenios s’était redressé et sans que je proteste, il avait passé ses mains puissantes sur mes épaules. Massant délicatement la peau dénudée, ses mains glissant le long de ma colonne et finalement alors qu’un tas de cendre me faisait désormais face, sa main toucha le bas de mon dos.

***
_Ankhti

La jeune enfant se retourna surprise, un sourcil levé sur ses grands yeux pailletés d'améthyste. Une question se formula sur sa bouche aux lèvres bien dessinées mais aucun son ne les fit frémir. Fixant toujours son interlocutrice, elle caressait langoureusement le chat assis sur ses jambes : bien qu'étant probablement un siamois à la solde de la Déesse Bastet, il avait dans le choix de sa robe une allure plus sauvage. Le gris blanc était remplacé par la couleur fauve, et le bleuté de ses yeux par une nuance dorée. Sa main passait en vague sur le pelage, le lissant en savourant la douceur sous ses doigts.

- Ankhti, il est temps de te préparer pour la cérémonie.

La jolie voix fluttée parvenait à ses oreilles mais elle ne sentit que l'appréhension montée le long de sa colonne vertébrale, ses doigts se crissant sur la fourrure. Un faible miaulement lui fit relever la tête qu'elle avait baissée. Elle asquiesca doucement. La jeune femme à la voix enchanteresse s'approcha du tapis sur lequel elle restait prostrée, en posant sa main sur l'épaule de la jeune fille, elle la fit sursauté : sa peau était si froide.

- Tu n'as pas à avoir peur, tu sais, ça se passera bien : j'y suis passée moi aussi, il y a un mois, tu te souviens ?

Soulevant le chat dans ses bras, elle le reposa sur le sol et lui donna une petite tape sur l'arrière train, le congédiant avant de répondre à son amie :

- Oui, sa voix lui parvenant comme étouffée. Mais Nephtys tu as été si malade les jours qui ont suivis, je n'ai même pas pu approcher ta couche et...

- Et ?

- Et j'ignore tout de cette cérémonie puisque je n'étais pas conviée moi !

Nephtys se mit à rire, sa main secouée de tremblements alors qu'elle tentait désespérément de ne pas laisser le fou rire monter en elle.

- C'est tout à fait normal. Les novices n'y ont pas accès.

- Pas accès, tu dis ? Tu me fais bien rire, elles m'ont enfermé avec les autres novices et on a du passé notre temps, comme chaque fois, à jouer, dormir, ou se raconter des histoires, ou encore...

Nephtys sembla comprendre car elle hocha doucement la tête.

- Ca se passera bien, tu verras.

Elle se lécha les lèvres, attardant la pointe rose de sa langue sur la lèvre supérieure si bien qu'Ankhti la fixa un long moment avant de baisser la tête en rougissant.

Une lueur espiègle dansa dans les yeux de Nephtys avant de s'éteindre en murmurant qu'il était temps qu'Ankhti se prépare, que la cérémonie commencerait si tôt le soleil couché et la lune au zénith et que ce serait bientôt le cas.

Se relevant souplement, elle tendit son unique main gantée vers la jeune fille pour l'aider à se relever. Ankhti se fit la réflexion que c'était étrange pour son amie de ne porter que cet unique gant. D'après Nephtys lors de sa maladie, elle avait contracté un mal étrange et que sa main était devenue si douloureuse au toucher comme au regard qu'elle avait préféré y mettre un gant.

Pourtant, en la prenant Ankhti ne vit pas une once de souffrance dans ses yeux verts pailletés d'or. Une fois debout, elle se laissa dénudée par Nephtys qui passant dans son dos défit la broche retenant la toge blanche. Le tissu se mit à onduler le long de sa peau et tomba à ses pieds. Glissant sa main derrière sa nuque, elle saisit la main de son amie au creux de la sienne, la caressant du bout des doigts.

- Ankhti...

Son prénom lui apparut comme un soupir entêtant, le souffle en atteignant sa nuque la faisant délicieusement frissonner. Se retournant doucement sans lâcher la main de Nephtys, elle serra contre cette dernière son corps aux lignes épurées. Nephtys gémit et en posant ses mains sur ses bras suivit la courbe de ses seins, de sa taille fine, des ses hanches avant de plaquer les fesses de la jeune fille contre elle. Cette dernière étouffa un doux rire vite envolé sous un baiser passionné. Ankhti poussa un petit cri quand sa langue frôla une des canines effilée de son amante, elle recula surprise, une lueur interrogative dans ses yeux indigo mais déjà Nephtys avait décidé de la faire taire.

Profitant de la surprise de sa compagne, elle s'était agenouillée face à elle, les mains toujours sur les fesses de son amante et déjà ses lèvres jouaient avec son nombril suivant le rond de peau par petits coups de langue rapide, descendant dans le creux de chaque côté des jambes qui fait tant frissonner de plaisir incontrôlable. Puis, les lèvres se déposèrent délicatement sur la rivière de poils bruns qu'elle se mit à lisser entre deux doigts d'une de ses mains descendues.

- Nephtys arrête.

Ankhti avait du mal à retrouver sa respiration, à mettre ses idées au clair et perdait peu à peu le contrôle du jeu qu'elle avait elle même démarrer. Son " s'il te plait" fut alors étouffé dans le petit cri qu'elle poussa en sentant la douce moiteur de la langue l'effleurer, ses jambes se mirent à trembler alors qu'elle se sentait si vulnérable là debout, nue et avec Nephtys. Fermant les yeux pour lutter contre le vertige qui la saisissait elle ne put s'empêcher de les rouvrir en sentant la caresse plus insistante alors que Nephtys lui souriait. Et quelque chose dans ce sourire la rendit mal à l'aise sans qu'elle sache pourquoi.

Un frisson de peur cette fois la parcourut et elle réussit à murmurer " arrête " d'une voix suffisamment forte pour être prise au sérieux.

Nephtys dodelina de la tête et se releva après une dernière caresse et fixa la jeune fille qui lui faisait face et avec provocation mit son unique main dénudée près de son visage dont elle en suça chaque doigt. Ankhti épouvantée vit alors le sang qui en perlait, son sang !

Elle recula glacée.

Nephtys continua sa toilette comme tout chat qui se respecte en gardant du coin de l'oeil la position de sa proie.

Il y eut dans la pièce comme un battement, un silence où un grand boum, un bruit vibrant de force aurait pu faire rage sans que cela ne surprenne personne, où la moindre respiration semblait avoir le pouvoir de déclencher quelque engin explosif mais il n'y eut rien de tout cela.

Juste une phrase murmurée avec une dureté nouvelle, tranchant avec la voix fluttée : " tu devrais vraiment te préparer maintenant ". L'or de ses yeux se fit plus intense et le vert plus lumineux à mesure qu'elle guidait Ankhti vers une baignoire à 4 pieds que l'on avait aménagée dans un coin accessible derrière une tenture.

D'habitude, les jeunes novices se baignaient toutes ensembles dans les eaux fraîches du Nil, mais le déroulement de la cérémonie requérait un isolement préventif.

Franchissant le baquet, Ankhti se laissa peu à peu immerger dans l'eau, réprimant des frissons à mesure que craintivement l'eau atteignait son ventre ; finalement, elle se laissa glisser au fond, ferma les yeux et resta immobile sous l'eau plusieurs secondes. Mais avant que Nephtys ne puisse s'en inquiéter, elle émergea en avalant une goulée d'air rapide, les joues rougies par l'effort.

Pas un mot, pas une phrase ne fut alors échangée. Ankhti sentit que quelque chose n'allait pas mais elle ne parvenait pas à saisir quoi.

Nephtys se mutait dans le silence avec un sourire étrange aux lèvres : comme la grimace d'un clown triste. Pourtant, elle accomplit sa tache simplement.

Prenant le pavé de savon, elle le plongea dans l'eau avant de le faire mousser entre ses mains, la mousse blanche teintant le gant de crin d'une lueur " rouille " puis ses mains allèrent sur la peau de la jeune novice, lui massant le cou, les épaules, les bras, la lavant chaque parti de son corps, la purifiant. Puis, rinçant ses mains dans l'eau, elle se rendit sur un petit meuble où des flacons se trouvaient entreposés et en prenant un, en sortit une épaisse patte blanche odorante qu'elle appliqua sur les cheveux de la jeune fille. Puis, prenant une bassine pleine laissée sur le côté rinça la chevelure étrangement rousse : Ankhti se frottant les yeux à mesure que l'eau l'aveuglait et la piquait.

Nephtys prit alors une serviette de coton qu'elle étendit sur les frêles épaules d'Ankhti avant de la sécher vigoureusement. Finalement satisfaite, elle la fit s'asseoir sur un petit siège en bois et commença par redessiner la ligne des sourcils épilés au khôl d'un trait fin, puis avec un khôl plus gras souligna le regard d'améthyste d'ébène et appliqua une couleur plus dorée sur les paupières, d'un fin pinceau humide qui lui donna envie de se lécher les lèvres, Nephtys lui déposa du rouge grenat à base de baies sur la bouche.

Lui laissant tout le loisir de se regarder dans le miroir qui lui faisait face si l'envie la prenait, elle passa derrière elle pour s'occuper de ses cheveux : la chevelure d'Ankhti était particulièrement longue descendant jusqu'en bas des reins, elle savait pour lui avoir poser la question que celle ci ne les avait jamais coupé depuis la mort de son père. La roulant dans un chignon lâche afin de mettre la perruque traditionnelle, elle s'émerveilla une nouvelle fois de la lueur orangée des mèches qu'elle tenait entre les doigts. Quand elle avait du naître, les gens avaient du être horrifié qu'une telle créature puisse exister... Probablement, pour cette raison, Ankhti les gardait sans cesse sous une perruque de cheveux de geai. Mais, par provocation, elle ne se rasait pas la tête, ni ne se coupait les cheveux, comme l'exigeait la coutume.

Pourtant, cette fois, Ankhti fut surprise de voir dans le reflet de la glace Nephtys lui natter les cheveux et y déposer des perles de terre cuites de couleurs différentes aux extrémités, mais se garda de tout commentaire.

Ayant achevé son labeur, Nephtys repassa sur la table d'où elle tira de quelque cachette des accessoires que dans le miroir, elle ne put distinguer.

- Ferme les yeux, ( ma chérie - en attente de traduction franco-arabe - )

Impulsivement, elle les ferma et elle sentit une étole recouvir ses paupières et un noeud la ceindrai en arrière de sa tête et quand elle rouvrit les yeux, se fut les ténèbres qui l'accueillirent.

Instinctivement, elle voulut enlever le bandeau mais Nephtys reposa sagement les mains de la jeune fille sur ses genoux.

- Reste calme, il ne va rien t'arriver.

La voix fluttée et douce qu'elle connaissait était de nouveau là pour faire taire son angoisse grandissante. Prenant une de ses mains dans les siennes, Ankhti sentit qu'on lui coupait les ongles sans en saisir le sens. Puis, ce fut une légère traction qui la fit grimacer, de ses bras devant elle et la douceur d'un tissu qu'on passait autour de ses poignets avant de les attacher, puis la fraîcheur d'un pinceau sur sa peau alors que l'on traçait ce qu'elle devinait être des hiéroglyphes, puis Nephtys la fit mettre debout, elle trébucha et celle ci la remit d'aplomb sur ses jambes lui demandant tour à tour de les lever pour y passer des sandales. Nephtys la contempla de pied en cap et hocha la tête satisfaite.

- On y va, le soleil est couché désormais.

Une panique submergea la novice qui déglutit péniblement, cherchant des mots. L'obscurité lui faisant face chaque fois qu'elle ouvrait les yeux. Un épais liquide coulant entre ses jambes, sa nudité l'handicapant désormais à l'idée qu'elle soit livrer à d'autres regards que ceux de ses camarades de jeu.

- Pas comme cela...Nephtys... Je ne peux pas.

- Fais honneur à ta déesse et conduis toi comme une prêtresse que tu deviendras cette nuit.

Effectivement, elle avait toujours voulu être prêtresse alors faisant preuve d'une grande docilité, elle se laissa guider dehors par sa compagne.
***

Et voilà,
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Re: Perle de Sang ( roman ) besoin d'avis ?

Messagepar Kasey » 30 Nov 2010, 10:35

Ah oui, et y a une erreur dans l'orthographe c'est Nephtys pas Nephrys !
Seulement, j'ai pris l'habitude de l'appeller Nephrys du coup, j'ai du mal à changer ^^
Pour ceux qui s'y connaissent un peu en mythologie égyptienne : le roman est basé dessus. Isis avait une soeur Nephtys et un frère Seth. Y a quelques millénaires avant la création de la vierge Marie celle qu'on vénérait comme telle c'était Isis. En quelque sorte, avec son fils Horus, elle a été la première vierge Marie de l'histoire, et la première déesse à avoir son propre culte monothéiste dans une religion polythéiste.
Beaucoup de temples ont été à son éffigie. Le dernier que j'ai visité était à Dion en Grèce... donc bien loin de l'Egypte. C'est pour dire si le courant religieux était important.
Finalement, le principal et le plus beau s'appelait Philae. Philae c'est le mythe suprème.
Quand j'ai écris ce roman, personne n'a songé à travailler dessus. Et pour cela, mon idée est novatrice. ^^ Et j'en suis fière.
Ce temple était appelé La Perle de l'Egypte.
... vous comprenez le titre : Perle de Sang.
^^

Bref, c'est un roman que je prends plaisir à écrire et retravailler car ca demande énormément de recherches... et de confronter tous les témoignages de l'époque sur le sujet.
Toutefois, c'est dur de monter une histoire qui ne soit pas un prétexte à l'Histoire. Mais une histoire où l'Histoire fait partie intégrante du roman.
Ca demande sans cesse de revoir les dates, les chronologies, les faits historiques...
Pour être sur que l'intrigue est montée suffisamment bien pour respecter les faits.

Voilà,
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Re: Perle de Sang ( roman ) besoin d'avis ?

Messagepar Aelys » 30 Nov 2010, 12:20

Quel long extrait ! Je ferai une bêta partie par partie dès que j'aurai un peu de temps. :cheers:
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Re: Perle de Sang ( roman ) besoin d'avis ?

Messagepar Jeff » 30 Nov 2010, 20:14


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Re: Perle de Sang ( roman ) besoin d'avis ?

Messagepar noemie » 30 Nov 2010, 20:33

J'adore!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Alors là, sur le coup, je n'est rien a dire de plus, généralement, j'ai du mal à lire sur l'ordinateur, mais là je voulais tellement connaitre la suite que je me suis tout enfilé d'un coup!
Précision: étant donné que je sis nul en orthogaphe, je n'ai strictement RIEN remarqué.
L'histoire traite beaucoup d'homosexualité, pourquoi avoir choisie ça?
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Re: Perle de Sang ( roman ) besoin d'avis ?

Messagepar Jeff » 30 Nov 2010, 21:11


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Re: Perle de Sang ( roman ) besoin d'avis ?

Messagepar Jeff » 30 Nov 2010, 22:36


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Messagepar noemie » 30 Nov 2010, 22:50

OK, si Jeff insiste vraiment...
A certain moments, j'ai eu du mal à me retrouver dans les personnages, à la base, que ce soit une femme qui parle n'est déjà pas évident évident.
Ensuite, et ce sera tout cette fois, je HAIS les clichés, et Jeff a bien raison sur un point: il y a beaucoup trop de points en communs avec des choses déjà existentes, il y a tellement d'histoire sur les vampires... Mais on peut t'accorder une chose, l'érotisme de certaines scènes et les flash-back vers l'égypte ancienne sont vraiment originaux et permettent de prendre une bouffée d'air frais.
(si je peux me permettre de me citer: moi j'ai entièrement réinventé une espèce de vampire, avec LEUR culture et LEURS différences, et c'est d'ailleurs très interressant à mettre en place du point de vue de l'auteur)
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Messagepar Kasey » 01 Déc 2010, 13:27

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Re: Perle de Sang ( roman ) besoin d'avis ?

Messagepar noemie » 01 Déc 2010, 13:56

ça ne m'agace pas à propremment parler, je trouve ça dommage, c'est tout, mais ton résonnement est très plausible, et le mien n'est pas forcemment juste.
Je n'est pas mis ce texte là sur le forum, parce-que:
1-il n'est pas fini
2-il est plain de faute
3-en fait je t'es posé la question sur l'homosexualité parce-que le mien en traite aussi ^^" (étant donné que j'ai quatorze ans, ça peu paraite un peu déplacé, surtout aux yeux de mes proches, c'est d'ailleurs pour ça que je ne leur est pas fait lire et qu'il n'est donc pas corrigé)
Mais j'en ais publié plusieurs autres, et meme un poème, va jeter un oeil ;)
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Re: Perle de Sang ( roman ) besoin d'avis ?

Messagepar Kasey » 01 Déc 2010, 15:53

Pourquoi tu ne prends pas un lecteur Béta ?
Ou une de tes amies ? ( les amis t'aiment comme tu es )

Ca me choque pas par rapport à ton âge ^^ rires
Ma première scène de torture j'avais 15 ans... J'étais choquée. Et jamais je ne l'aurai fait lire à mes proches, probablement parce que mes textes de francais dérangeaient déjà mes profs de l'époque. Mdr.

Mais prends un lecteur béta, au moins pour corriger les fautes d'orthographes, de style et te donner un avis.

Dommage, que tu ne l'es pas mis en ligne, ca m'aurait plu de le lire. ( je suis un peu blasée par mes dernières lectures... )

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Messagepar noemie » 01 Déc 2010, 16:35

Et bien en fait à mon avis tu ne te serais pas tellement moins ennuyé car le début est... C'est un début quoi, le contexte etc... et je suis pas aller beaucoup plus loin.
Mais je pense que je le publierai quand il sera un peu mieu =)
Sinon le truc c'est que les beta lecteurs on se les arrache (j'ai mis une annonce dans une des sections)
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Messagepar Kasey » 01 Déc 2010, 18:17

Je peux rien te promettre, j'ai un partiel début janvier.
Mais les vacances de Noel arrivent bientôt... donc, je peux tenter le coup si tu veux.
Sinon, j'attendrais que " ce soit un peu mieux " ( pour te citer )

;)

Edit : envoie le sur kaseybook.c@gmail.com si tu veux que j'essaye
Dernière édition par Kasey le 01 Déc 2010, 18:54, édité 1 fois.
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Re: Perle de Sang ( roman ) besoin d'avis ?

Messagepar noemie » 01 Déc 2010, 18:25

Ce serais vraiment génial, je vais m'y atteler tout de suite, merci. :biggrin:
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Re: Perle de Sang ( roman ) besoin d'avis ?

Messagepar Jeff » 01 Déc 2010, 19:52


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Re: Perle de Sang ( roman ) besoin d'avis ?

Messagepar Aelys » 01 Déc 2010, 20:11

+1 !
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Messagepar Jeff » 01 Déc 2010, 20:11


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Messagepar Kasey » 01 Déc 2010, 21:48

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Re: Perle de Sang ( roman ) besoin d'avis ?

Messagepar Jeff » 01 Déc 2010, 23:56


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Re: Perle de Sang ( roman ) besoin d'avis ?

Messagepar noemie » 02 Déc 2010, 07:45

Je suis d'accord, tu prenais un peu de temps pour aller aux toilettes de temps de temps ou pas du tout? XD
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